Pour moderniser son système de santé, la France a choisi de s’appuyer sur le numérique. C’est dans cette optique que le gouvernement a décidé de débloquer une enveloppe supplémentaire de 48,4 millions d’euros pour la formation des professionnels à ces nouvelles pratiques. Ce mercredi 14 décembre 2022, l’Agence du numérique en santé (ANS) a dévoilé sa feuille de route pour les quatre années à venir.
L’Agence entend suivre trois mots d’ordre : souveraineté, durabilité, éthique. Elle s’est donné quatre axes de travail : prévention, intégration par les professionnels, accès aux soins et innovation.
DropCloud vous en dit plus sur ce programme ambitieux.

numérique santé

La prévention par la numérisation

L’ANS entend mettre à profit les outils numériques existants pour améliorer la prévention en santé. Pour cela, elle souhaite exploiter le carnet de santé numérique disponible sur Mon espace santé. Dès l’année prochaine, il devrait intégrer des messages personnalisés. L’objectif ? Inciter chacun à prendre rendez-vous pour les rappels de vaccin, les visites dentaires, les dépistages… Il devrait également faire mention des bilans de santé prévus à échéance régulière. Ces campagnes pourraient s’avérer d’autant plus efficaces que 98 % des Français disposent d’un espace Mon espace santé. Un canal d’information à exploiter absolument !

Pour cela, il est crucial d’inciter les usagers à utiliser cet espace. L’Agence souhaite ainsi qu’il devienne le canal privilégié pour communiquer les résultats médicaux et les lettres de liaison. De cette manière, Mon espace santé devrait devenir incontournable. Comme l’a précisé la responsable de cet espace numérique le 14 décembre dernier,

« 2023 verra aussi l’avènement de l’agenda couplé avec les bases de données. Par exemple, cela permettra, même aux adultes, de rappeler qu’un rendez-vous annuel chez le dentiste est une bonne pratique ».

Précaution indispensable, l’ANS souhaite néanmoins que chaque usager reste le maître de ses données. Pour cela, la plateforme numérique devra intégrer une fonctionnalité permettant au patient de choisir les professionnels avec lesquels il partagera ses informations.

L’appropriation par les professionnels

Pour que cela fonctionne, il faut absolument que les professionnels s’approprient le numérique en santé. En effet, comme le souligne le président de l’ANS, « Les professionnels de santé seront les premiers ambassadeurs pour que le numérique en santé réussisse. Le numérique doit donc dégager du temps aux professionnels dans la prise en charge et dans le suivi des patients ». Cela implique une simplification des procédures d’accès, qui devrait permettre par exemple d’encourager le recours aux ordonnances numériques. L’Agence souhaite également la création d’une messagerie instantanée réservée aux professionnels de santé, qui devra être « décentralisée, sécurisée et interopérable ». Elle devrait faciliter les échanges entre acteurs de santé.
Sur ce point comme sur tant d’autres, l’ANS insiste sur sa volonté d’avancer de concert avec ces derniers, en se mettant notamment à l’écoute de leurs remarques et suggestions.

L’accès aux soins

L’Agence gouvernementale souhaite également s’appuyer sur le numérique pour améliorer l’accès au soin dans les régions en tension. Elle entend pour cela exploiter l’annuaire numérique sante.fr, qui devra constituer une source d’information fiable et régulièrement mise à jour pour les patients.
Pour résoudre les problèmes d’accès au soin, la télémédecine semble également une solution d’avenir. Cela implique toutefois une pratique sûre et éthique ! Pour s’en assurer, l’ANS prévoit de mettre en place en 2023 un référentiel sur les outils de téléconsultation.

Autre outil numérique dont l’Agence souhaite la « diffusion massive », l’application carte Vitale. Elle permet d’effectuer les remboursements, même quand le patient n’a pas sa carte sur lui.

Accompagner l’innovation

Pour encourager mais aussi encadrer l’innovation, l’agence souhaite « co-construire des règles claires, ciblées secteur par secteur et pragmatiques sur les enjeux d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique » avec les acteurs de la santé. Pour cela, elle entend créer des référentiels et établir des procédures de contrôle de conformité. La non-conformité des systèmes pourrait entraîner des sanctions ou empêcher le versement d’aides financières.

Autre initiative, la création d’un « observatoire transversal de la maturité numérique des acteurs de santé ». Cet organisme aura pour but de rendre compte du niveau de conformité des professionnels de santé aux règles édictées. L’année 2023 verra d’ailleurs le lancement d’un nouveau plan pluriannuel sur la cybersécurité. Une campagne de sensibilisation aux bonnes pratiques numériques est également prévue. L’Agence compte pour cela travailler avec l’ANSSI et la CNIL.

Par ailleurs, l’ANS prévoit de dresser une « cartographie des métiers du numérique en santé » afin de connaître les besoins et de pallier les problèmes de recrutement.
Sur tous ces sujets, et dans un souci de collaboration avec les acteurs du secteur, l’Agence a entamé mi-décembre une opération de concertation qui durera jusqu’au 14 mars 2023. Les professionnels de santé peuvent faire part de leur avis et de leurs idées au cours de cette phase. Celle-ci sera complétée par un tour des régions en janvier et février, qui permettra à l’ANS de rencontrer les acteurs de terrain.

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Published On: 24 janvier 2023 / Categories: HDS Hébergement données de santé, NeoBe Santé, WeDrop Santé, WeSend Santé /

About the Author: Olivier CARRE